Source(s): El Watan
Date de publication: 08/01/2026 | Auteur(s): Ali Daoudi | Tags: Contribution Education | Visites: 60

Au cœur de nos villes et de nos villages, un rituel quotidien se répète pour des millions de familles : la course contre la montre du déjeuner. Pour certains élèves, un repas chaud les attend à la maison ou à la cantine scolaire. Pour beaucoup d’autres, le déjeuner se résume à un sandwich, une tranche de pizza achetée ou quelques sucreries censées tenir lieu de repas.
Derrière cette routine banale se cache pourtant l’un des paradoxes les plus criants de notre société. Alors que l’Algérie a fait de la souveraineté alimentaire une priorité stratégique, affichant des indicateurs de disponibilité alimentaire très favorables à l’échelle internationale, nous assistons simultanément à une épidémie silencieuse de malnutrition et à une déconnexion croissante entre ce que nous produisons et ce que mangent nos enfants.
Le débat sur la sécurité alimentaire ne peut donc plus se limiter à la question de l’augmentation de la production nationale, des volumes importés ou des stocks stratégiques. Il se joue également dans les cours d’école, dans les habitudes alimentaires de la jeune génération et dans la capacité de notre système à offrir une alimentation à la fois saine, durable et profondément ancrée dans nos terroirs. Face à ce défi, un levier d’une grande puissance reste largement sous-exploité : le programme national de restauration scolaire. Avec plus de 12 millions d’élèves potentiellement concernés, il ne s’agit pas d’une simple politique sociale, mais d’un outil de transformation systémique majeur……Lire la suite