Date de publication: 01/10/2026 | Visites: 30

Le Conseil National Économique, Social et Environnemental (CNESE) a tenu, mardi 29 septembre 2026, au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal , à Alger, la troisième session de son Assemblée Générale ordinaire au titre de l’année 2026, sous la présidence du Professeur Mohamed Boukhari, Président du Conseil.

À l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la session, le Conseil National Économique, Social et Environnemental a eu l’honneur d’accueillir, en qualité d’invités d’honneur, M. Fayez Ali Al-Mutairi, Directeur général de l’Organisation arabe du travail, ainsi que des délégations de haut niveau représentant les Conseils économiques et sociaux et les institutions similaires des pays arabes et africains frères et amis. Cette cérémonie s’est tenue en présence des Conseillers auprès de Monsieur le Président de la République, des membres du Gouvernement, de représentants des institutions et organismes nationaux, ainsi que des membres du Conseil.

Dans son allocution d’ouverture, le Professeur Mohamed Boukhari a souhaité la bienvenue aux participants et leur a adressé ses remerciements pour leur présence aux côtés du CNESE. Il a salué tout particulièrement la participation des institutions homologues arabes et africaines, soulignant qu’elle constitue une occasion de consolider les liens d’amitié et de coopération, de favoriser l’échange d’expériences et de renforcer le dialogue autour des défis communs.

Lors de son allocution d’ouverture, le Président du CNESE a rappelé que l’Assemblée générale constitue un moment important dans la vie du Conseil, en offrant l’occasion de faire le point sur les travaux engagés et de réaffirmer la responsabilité collective qui incombe à ses membres dans l’accomplissement de ses missions de réflexion, de concertation et d’analyse des transformations économiques, sociales et environnementales. Il a souligné que ces travaux contribuent également à anticiper les évolutions et à formuler des propositions susceptibles d’éclairer l’action publique et de concourir à l’élaboration de politiques publiques plus efficaces, cohérentes et durables.

À la suite de cette intervention, l’Assemblée générale a procédé à l’examen successif des trois rapports inscrits à l’ordre du jour et soumis à son adoption.

Le premier rapport, intitulé « Le financement des missions de service public assurées par les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) », a été présenté à l’Assemblée générale dans le cadre de la saisine de Monsieur le Président de la République. Il examine la problématique de la conciliation entre les exigences liées à l’accomplissement des missions de service public et la nécessité d’assurer la viabilité financière et l’efficience économique des établissements concernés. Le rapport propose un diagnostic du système algérien, analyse les différents mécanismes de financement mobilisés et s’appuie sur l’examen de plusieurs expériences internationales. Il débouche sur une feuille de route stratégique visant notamment à améliorer la gouvernance et la performance de ces établissements, ainsi qu’à renforcer les mécanismes liés à leur prise en charge financière.

Le deuxième rapport, intitulé « Les cours particuliers en dehors des établissements officiels », a ensuite été soumis à l’examen et à l’adoption de l’Assemblée générale. Élaboré en réponse à une saisine de Monsieur le Président de la République, il est consacré à un phénomène qui présente des dimensions à la fois sociales, éducatives et économiques. Le rapport l’aborde dans une approche objective et équilibrée, en analysant ses causes, ses incidences ainsi que ses effets positifs et négatifs. L’étude s’appuie sur l’analyse de la réalité algérienne et sur une comparaison avec les approches adoptées par plusieurs pays, permettant ainsi de mettre en perspective les différentes réponses apportées à ce phénomène. Elle aboutit à une feuille de route opérationnelle visant à contribuer à une meilleure gouvernance des cours particuliers et à une prise en charge plus adaptée de leurs différentes dimensions.

Le troisième rapport, intitulé « Synergies institutionnelles dans le parcours de prise en charge du cancer du sein », a été à son tour soumis à l’examen et à l’adoption de l’Assemblée générale, dans le cadre d’une autosaisine du Conseil. Cette démarche illustre la capacité du CNESE à identifier des préoccupations issues de la réalité du terrain et à les soumettre à une analyse approfondie, en vue de formuler des propositions adaptées. Le rapport part du constat que, malgré les efforts importants consentis par l’État dans le domaine de la lutte contre le cancer du sein, des marges d’amélioration subsistent, notamment en matière de coordination entre les différents intervenants et de continuité du parcours de prise en charge. Il vise ainsi à renforcer la coordination intersectorielle et à améliorer la qualité du parcours de la patiente, depuis la prévention et le dépistage jusqu’au diagnostic, au traitement, au suivi, à la réadaptation et à l’accompagnement. Il recommande notamment le renforcement des mécanismes de coordination et le développement d’un système d’information partagé entre les différents acteurs concernés.

Les trois rapports s’appuient sur une revue de la littérature, l’analyse comparative d’expériences internationales et l’écoute des acteurs concernés. Les travaux conduits par les commissions du Conseil ne se sont pas limités à l’établissement d’un diagnostic, mais ont également porté sur l’élaboration de recommandations opérationnelles et de plans d’action susceptibles d’être suivis et évalués. Ces propositions intègrent notamment des indicateurs clés de performance, des échéances, des résultats attendus ainsi que l’identification des parties prenantes, dans l’objectif de favoriser une mise en œuvre effective et une évaluation régulière des actions proposées.

La présentation des rapports a été suivie d’un débat riche et approfondi, au cours duquel les membres du Conseil ont formulé leurs observations, analyses et contributions, permettant d’enrichir les conclusions et recommandations présentées. À l’issue des débats, les trois rapports ont été adoptés à l’unanimité par les membres de l’Assemblée générale.

Le Président du CNESE a souligné que la valeur du travail consultatif réside à la fois dans la précision de l’analyse et dans sa capacité à contribuer à l’éclairage de la décision publique, à formuler des propositions réalisables et à permettre l’évaluation des résultats. Il a salué, à cette occasion, l’engagement des présidents des commissions, des rapporteurs et des membres du Conseil, ainsi que la contribution des experts, des responsables et représentants des institutions et organismes concernés et de l’ensemble des personnes ayant concouru à l’élaboration de ces travaux.

S’inscrivant dans cette perspective, le Professeur Mohamed Boukhari a renouvelé ses remerciements à Monsieur Abdelmadjid Tebboune, Président de la République, pour la confiance accordée au Conseil et pour les saisines portant sur des questions d’importance nationale. Il a souligné que cette confiance constitue une responsabilité et engage le CNESE à poursuivre son action avec sérieux, objectivité et dans un esprit de concertation, au service de l’intérêt supérieur de la Nation.