Date de publication: 18/07/2020 | Auteur(s): Administrator | Tags: Divers | Visites: 8

Rachad grillé, Ennahdha débarquée : Erdogan perd ses pions au Maghreb17-07-2020Par Kamel M. – Rien ne va plus pour les affidés du parti islamiste turc AKP et son chef de file, Recep Tayyip Erdogan. Ses pions en Algérie et en Tunisie s’écroulent, tandis qu’en Jordanie les autorités ont carrément décidé de dissoudre la secte des Frères musulmans chapeautée par Ankara depuis la déchéance manu militari de Mohamed Morsi et la décapitation de l’organisation en Egypte.En Algérie, le mouvement Rachad, instrument entre les mains du Qatar puis de la Turquie pour remettre en selle un FIS version soft, est démasqué de toute part et tente, vainement, de se refaire une virginité à travers son arme de prédilection : les réseaux sociaux qui lui servent d’outil de subversion à partir de Londres et Genève où sont installés la plupart de ses membres. Ces derniers mois, cette organisation a perdu énormément de terrain à la faveur d’une large prise de conscience quant aux desseins inavoués des cyber-agitateurs dont les appels à la reprise du Hirak dévoyé ont lamentablement échoué.Erdogan a récidivé après son congrès de l’«Oumma», organisé à Istanbul en avril 2011, en pleine effervescence dans la région, qui allait faire tomber les régimes de Hosni Moubarak en Egypte, Ali Abdallah Salah au Yémen, Zine El-Abidine Ben Ali en Tunisie et Mouammar Kadhafi en Libye, et provoquer une guerre meurtrière en Syrie où le sultan d’Ankara s’est cassé les dents mais continue, néanmoins, de provoquer Moscou en bombardant une base pro-russe. L’Algérie, qui avait failli être entraînée dans le fleuve en furie du «Printemps arabe», a résisté et a été épargnée par le plan ourdi par Doha et Ankara.Le mouvement Rachad faisait partie des dix organisations qui avaient été «convoquées» par l’AKP, à l’occasion d’un conciliabule qui avait été couronné par une déclaration qui légitimait la «révolution arabe populaire pacifique», appelait au «droit de tous les peuples arabes à la liberté, à la justice et au choix de leur gouvernement» et – comble de l’ironie – condamnait «toute ingérence étrangère». Neuf ans plus tard, les représentants de cette mouvance applaudissent à l’unisson la décision d’Ankara d’envoyer des troupes au sol en Libye et assurent à la démarche expansionniste flagrante d’Erdogan une propagande effrénée.En Tunisie, les membres de l’Exécutif issus du parti islamiste Ennahdha ont tous été démissionnés en même temps que le chef du gouvernement, alors que le président du Parlement, Rached Ghannouchi, symbole par excellence des Frères musulmans non seulement dans son pays mais dans tout le Maghreb, est fustigé par les députés qui s’emploient à le pousser vers la porte de sortie.Avec l’affaiblissement de Rachad, la chute annoncée d’Ennahdha chez nos voisins de l’Est et la dissolution des Frères musulmans en Jordanie, c’est toute l’architecture de cette mouvance qui est en train de vaciller et qui ne manquera pas d’entraîner dans sa chute l’immodeste Président turc qui renforce le camp de l’opposition par son attitude aventureuse. Sa fin semble, en tout cas, proche.K. M.Un professeur marocain admet : «Seule l’Algérie a une position claire sur Israël»17-07-2020Par Mohamed K. – Un professeur marocain à l’université de Paris-XIII a décortiqué les relations entre Israël et le Maroc, en affirmant que ce dernier constituait une «exception» dans le monde arabe sur cette question. Youssef Chihab a révélé que «plus de 800 000 Marocains détiennent le passeport israélien» et que «5 000 Marocains travaillent en Israël, notamment dans le bâtiment».L’universitaire marocain, qui s’exprimait sur le plateau de la chaîne française d’information en continu, a, par ailleurs, rappelé l’existence d’une «coordination importante en matière d’espionnage, de sécurité et de renseignement entre le Maroc et Israël», en affirmant que l’Etat hébreu «n’est pas un ennemi du Maroc» envers lequel «il ne nourrit aucune animosité». «Mieux, a-t-il ajouté, par le passé, ce pays (Israël, ndlr) a même rendu des services au régime marocain dans le domaine du renseignement notamment».«Le seul pays qui a une position claire à l’égard d’Israël, c’est l’Algérie, qui n’entretient aucune, ni ne cherche aucune normalisation avec Israël», a souligné le professeur.Youssef Chihab corrobore, ainsi, les révélations faites par quatre anciens officiers du Mossad à propos des liaisons secrètes entre le royaume du Maroc et l’entité sioniste. Des relations «très intimes» qui remontent aux années 1960. «Je crois que je suis le premier Israélien à m’être assis aux côtés du roi du Maroc, c’est moi qui ai entamé les contacts entre Israël et le Maroc», avait, en effet, affirmé Rafi Eitan, chef des opérations au Mossad entre 1950 et 1981.«Les Marocains, avait-il révélé, avaient reçu un renseignement selon lequel [le président égyptien] Jamal Abdennasser estimait qu’il fallait changer le roi du Maroc et qu’il fomentait un plan pour l’assassiner. Le roi du Maroc s’est alors demandé qui pouvait l’aider et des juifs marocains lui ont répondu que les Israéliens en étaient capables. Nous les avons rencontrés et avons élaboré une stratégie pour protéger le roi.»A la question de savoir si la protection du roi devait inclure des assassinats politiques comme celui de l’opposant Mehdi Ben Barka, fondateur du Front national des forces populaires (FNSP), condamné à mort par contumace en novembre 1963, Gad Shimron, officier du Mossad entre 1975 et 1988, avait indiqué que le Mossad, à l’époque, «avait réussi à tisser des liens très étroits avec les services secrets marocains» et qu’«à une période précise, les Marocains avaient décidé d’assassiner Ben Barka».Si Rafi Eitan, qui a refusé d’en dire plus sur ce sujet, se contentant de s’interroger, ironique : «Ce sont eux (les généraux Oufkir et Delimi, ndlr) qui l’ont tué ? C’est à eux que tu dois poser la question alors !» Gad Shimron avait, lui, confirmé que Ben Barka a été enlevé à Paris par des hommes des services secrets marocains que dirigeait le général Oufkir et qu’il a été torturé à mort. Pour cet ancien officier, que le Mossad se soit ainsi impliqué sans aucun scrupule dans un assassinat qui ne concerne pas la sécurité d’Israël ne pose aucun problème d’ordre éthique. «L’idée d’intégrer la morale dans le monde du renseignement ne signifie pas qu’une telle action est immorale, dans la mesure où ce qui est pris en considération, c’est l’objectif visé ; parfois on est appelé à pactiser avec le diable en personne», avait-il dit.Qu’est-ce qu’Israël a gagné ? «Evidemment, si Israël entretient des relations avec un Etat arabe, membre de la Ligue arabe, qui accueille parfois des sommets et des rencontres de la Ligue arabe, cette relation ne peut qu’être excellente», avait-il confié.Son collègue Efraim Halevy, directeur du Mossad entre 1998 et 2002, avait révélé, de son côté, que les services israéliens sentaient que le roi du Maroc «voulait [parrainer] un dialogue direct entre les Egyptiens et nous». «Le directeur du Mossad à l’époque, Yitzhak Hofi, entretenait des relations exceptionnelles avec le roi du Maroc. Moshe Dayan fut envoyé au Maroc pour y rencontrer le vice-président du Conseil des ministres égyptien», avait-il indiqué.Yossi Alpher, officier du Mossad entre 1969 et 1981, avait, quant à lui, affirmé que le Mossad «a coordonné les discussions de bout en bout», en soulignant que «c’est le Mossad qui a tissé ces relations politiques stratégiques» avec le Makhzen, lesquelles «ont commencé dans les années 1960» et confirment que «le rôle central joué par le Mossad au Maroc est un cas classique».M. K.Les propos d’une journaliste française sur l’Algérie provoquent la polémique17-07-2020La journaliste française Véronique Jacquier a tenu un discours plus que polémique et stigmatisant une fois de plus contre l’Algérie et les Algériens. Alors qu’elle était de passage en direct jeudi 16 juillet, sur CNews, Véronique Jacquier a vanté « les bienfaits » de la colonisation de l’Algérie par la France. Selon elle, Emmanuel Macron devrait plutôt rappeler « ces bienfaits » au lieu de « s’autoflageller ».C’est une intervention qui risque de ne pas passer inaperçue. La journaliste politique a déclaré : « Il faut rappeler pourquoi la France a colonisé l’Algérie en 1830. C’était pour mettre fin à la piraterie barbaresque et à l’esclavage en Méditerranée pratiqué à l’époque par les musulmans ».Véronique Jacquier s’en est ensuite prise à l’Algérie en disant qu’ « à l’époque, en 1830, l’Algérie ce n’était rien du tout ». Ajoutant que « la France a construit des ponts, des routes, des hôpitaux… Il faudrait qu’Emmanuel Macron tienne un peu ce discours. Au lieu d’être dans l’auto-flagellation et la repentance. Un chemin qu’avait commencé à emprunter Jacques Chirac et François Hollande. La France est aussi en droit de demander des excuses pour le massacre d’Oran et pour le massacre de tous les Français pendant cette période de l’Histoire ».« La France a colonisé l’Algérie pour mettre fin à la piraterie barbaresque et à l’esclavage en Méditerranée pratiqué à l’époque par les musulmans »« En 1830, l’Algérie c’était rien du tout » pic.twitter.com/fc7dMF9ewB— BalanceTonMedia (@BalanceTonMedia) July 16, 2020Les propos de la journaliste française n’ont pas tardé à déclencher une vive polémique. Véronique Jacquier a appelé également, le Président français, Emmanuel Macron à changer de discours au lieu de pratiquer de « l’autoflagellation » et de la « repentance », selon ses dires.Il faut rappelle que le président algérien, Abdelmadjid Tebboune a posé comme condition essentielle « pour repartir sur des relations profitables aux deux pays », l’impératif de régler la question mémorielle.  Il avait mis en cause des « lobbies minoritaires mais très dangereux qui essaient de saper le travail » du président Emmanuel Macron. « Des personnes qui pensent toujours que l’Algérie a été bradée et n’a pas été libérée, que le général de Gaulle est un traître », a-t-il déclaré.Le président Tebboune a assuré que « les Algériens tiennent beaucoup plus à la reconnaissance de l’État français de ses actes qu’à une compensation matérielle ». Il indique néanmoins que « la seule compensation envisageable est celle des essais nucléaires. Les séquelles sont encore vives pour certaines populations, notamment atteintes de malformations ».Ce que le désormais ex-ambassadeur de France en Algérie laisse derrière lui17-07-2020Par Karim B. – Comme annoncé par Algeriepatriotique dans de précédents articles, l’ambassadeur de France à Alger tire sa révérence presque sur la pointe des pieds après deux «mandats» à Alger. De tous les diplomates français nommés en Algérie, Xavier Driencourt est sans doute celui qui aura soulevé le plus de vagues durant son passage mi-figue, mi-raisin à Hydra.Se contentant de formules diplomatiques lénifiantes, le déjà ex-ambassadeur de France a, cependant, laissé entendre que son départ allait ouvrir une nouvelle ère dans les relations tumultueuses entre Alger et Paris. C’est presque comme s’il admettait que son maintien aurait empêché les deux capitales de transcender leurs différends et tourner la page de la dernière querelle provoquée par les premières interférences de l’ambassade de France qui, non seulement avait clairement affiché ses positions en faveur du mouvement de contestation populaire, mais s’y est carrément impliquée à travers les liens que Driencourt entretient ouvertement avec un certain nombre d’opposants et de journalistes.Les trois échanges téléphoniques entre les présidents Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune, s’ils ont permis d’accélérer le «recollage des morceaux», ils n’en sont pas moins symptomatiques d’une communication qui était devenue impossible entre les nouvelles autorités algériennes et l’ambassadeur de France. Si bien que l’effort pour un retour à des relations apaisées entre l’Algérie et la France devait être conduit par les deux chefs d’Etat en personne afin d’éviter tout parasitage et tout malentendu.Xavier Driencourt termine sa mission en Algérie par la restitution de vingt-quatre crânes de résistants algériens réclamés de longue date par notre pays. Mais il part frustré de n’avoir joué aucun rôle dans ce geste par lequel Emmanuel Macron a voulu signifier aux Algériens qu’il était prêt à aller encore plus loin dans la reconnaissance des crimes contre l’humanité commis par la France coloniale. L’ambassadeur partant ne semble pas avoir été dans cet esprit de «réconciliation», s’accrochant à une approche paternaliste qui a fini par susciter le scepticisme de l’Elysée et du Quai d’Orsay quant à la capacité de cet ambassadeur «vieux jeu» de concourir à un changement de cap radical dans les rapports de l’ancienne puissance coloniale avec l’Algérie. Il était donc grand temps de se défaire de ce puissant facteur de blocage qui pèse sur la nouvelle trajectoire voulue par Macron et Tebboune.K. B.Algérie, Turquie, Rachad, Boudraa, frères musulmans et les armes : Le grand cafouillage17-07-2020Dans un article paru le 15 juillet, Observ’Algérie a relayé les appels à l’armement lancés par M. Reda Boudraa aux citoyens algériens. Son appartenance au mouvement islamiste Rachad, citée dans l’article, a été contestée par le secrétariat de celui-ci. Leur droit de réponse a été publié par notre rédaction, conformément à l’éthique que nous impose notre profession. Cependant, nous pensons que nous devons à nos lecteurs, en particulier, et à tous les Algériens, en général, un devoir de vérité. Nous tenons à clarifier les relations entre M. Reda Boudraa et Rachad ainsi que l’obédience islamiste de ce mouvement, malgré ses réfutations.
« Reda Boudraa membre fondateur du mouvement Rachad », selon la Cour européenne des droits de l’Homme 
Dans son droit de réponse, Rachad nie toute relation entre M. Boudraa et le mouvement. Pourtant, un document faisant état du jugement final dans l’affaire qui oppose ledit militant islamiste à l’Etat turc affirme le contraire. En effet, le document en question, consultable sur le site appartenant au Conseil européen des réfugiés et des exilés, affirme que M. Reda Boudraa a co-fondé le mouvement Rachad en Algérie.Le requérant et plusieurs autres personnes ont fondé le Mouvement Rachad en Algérie, une organisation politique qui s’oppose au gouvernement de ce pays par des moyens non violents. Après le début du mouvement de protestation connu sous le nom de printemps arabe en 2010, il a été placé en garde à vue en Algérie et il y aurait subi des mauvais traitements. (Voir en anglais ici).Ainsi, il y a deux hypothèses. La première serait que M. Reda Boudraa a participé à la constitution du mouvement Rachad. La deuxième serait que ce militant islamiste a menti dans sa déposition devant la Cour européenne des droits de l’Homme, en utilisant le sigle de Rachad pour faire condamner l’Etat turc. Cette théorie est la moins probable. Explications :Le mouvement Rachad est la seule organisation politique algérienne ayant participé au « Congrès de la Oummah » en Turquie, sous la bénédiction du régime d’Erdogan. Ce dernier n’aurait eu aucune difficulté à prouver que M. Reda Boudraa n’était pas membre fondateur du mouvement Rachad, et éviter une condamnation internationale. Pire encore, le plaignant a participé à une rencontre de la même organisation, qui a eu lieu à Istanbul.La troisième hypothèse serait que M. Reda Boudraa avait effectivement participé à la fondation du mouvement, mais l’avait quitté. Si c’est le cas, Rachad devait le préciser dans son droit de réponse pour lever toute équivoque.Nous avons contacté le secrétariat de Rachad pour avoir leur version sur le contenu de ce document. Mais nous n’avons eu aucune réponse. Nous mettrons à jour cet article quand ils décideront de réagir.
Le mouvement Rachad est islamiste ou pas ?
Un secret de polichinelle. Mais pourquoi Rachad essaye de dissimuler son islamisme, malgré le discours islamiste qu’il prône ? De la taqîya; une stratégie adoptée par les mouvances islamistes dans une position de faiblesse. Les frères musulmans essayent de surfer sur la vague des révolutions populaires contre les dictatures dans la régions MENA, pour enfin essayer de récupérer le mérite. Ils profitent de la perceptibilité des masses populaires au discours religieux en l’absence d’autres alternatives, affaiblies par les dictatures.
Du FIS à Rachad, en passant par le révisionnisme
La spécificité du cas algérien est l’expérience avec le Front islamique du salut (FIS) dissous et la décennie noire ayant suivi l’arrêt du processus électoral. Si l’on sait que plusieurs cadres de Rachad ont fait partie ou exprimé leur soutien au FIS, le cap fixé est la révision de cette époque en faisant des islamistes les victimes des démocrates. En les dédouanant de toute responsabilité criminelle de cette guerre civile ayant coûté la vie à plus de 200 000 Algériens.
Amir Boukhors, dit Amir Dz, et Rachad
Toujours dans son droit de réponse, Rachad précise que l’activiste controversé Amir Dz ne fait pas partie du mouvement. Organiquement et même idéologiquement, Amir Dz n’affiche aucune affinité politique avec les islamistes de Rachad. En revanche, toute son action profite à ce mouvement et sa proximité avec les cadres de Rachad est connue de tous.Note de la rédaction:  L’équipe d’Observ’Algérie s’est fixée la neutralité partisane et idéologique dans l’exercice de son métier. Si nous avons permis à Rachad d’exercer son droit, nous avons aussi jugé que nous devions clarifier des points objectifs, pour permettre à nos lecteurs de porter un jugement éclairé.Sonatrach : la direction générale immobilise 3000 “foreurs” et continue de choyer 1300 “bureaucrates” et secrétaires à Hydra17-07-2020Etrange façon de gérer les affaires de la plus grande compagnie nationale des hydrocarbures en Afrique et de la première source de devises pour l’Algérie. A Sonatrach, les travailleurs sont en colère après avoir constaté que leur compagnie est dirigée selon un mode de gouvernance qui fait preuve d’un cruel manque de bon sens. Pour preuve, la direction générale de Sonatrach sous la houlette de son PDG, Toufik Hakkar, a préféré immobilisé et mettre au chômage technique plus de 3000 “foreurs”, à savoir les ouvriers qui font fonctionner les machines de forage indispensables à l’extraction du pétrole des champs pétroliers au sud du pays. Une décision qui est en train de susciter une très vive polémique à Sonatrach depuis la fin du mois de mai. Toufik Hakkar et ses collaborateurs ont jugé utile de mettre à l’arrêt pas moins de 12 machines de forage au niveau de plusieurs sites pétroliers au sud afin de rationaliser les dépenses de la compagnie en cette période de crise financière.Or, le forage des puits de pétrole est ce qui permet à Sonatrach de gagner de l’argent et de tirer des revenus en devises à la suite de l’exportation de nos hydrocarbures. Ce n’est, certainement, pas dans le forage des puits de pétrole qu’il faut faire des économies ! N’importe quel gérant doté de bon sens pourrait comprendre cet enjeu stratégique. En plus, avec la mise à l’arrêt, pour une durée qui n’a toujours pas été déterminée par Sonatrach, de 12 machines de forage, ce sont plus de 3000 mille travailleurs et pétroliers qui ont été renvoyés au chômage technique en attendant de nouvelles décisions.Ces travailleurs sont totalement mécontents et ne comprennent pas comment on peut les mettre sur la touche alors qu’ils font partie du coeur essentiel de la production pétrolière du pays ! Une grogne sociale est sur le point de voir le jour au niveau des sites pétroliers au sud du pays contre ces décisions hasardeuses et totalement absurdes de la direction générale de Sonatrach.Celle-ci se montre soucieuse de faire des économies alors qu’elle emploie au niveau de son principal siège à Hydra (Alger) plus de 1300 employés dont la majorité de cette main-d’oeuvre est composée de bureaucrates, secrétaires ou agents administratifs qui ne rapportent aucune valeur ajoutée à Sonatrach puisqu’ils ne participent nullement à la création des bénéfices pour la compagnie. Sonatrach a-t-elle besoin de 1300 employés dans son siège à Hydra ? Naturellement, non ! Le coeur des activités de Sonatrach est au sud du pays et ce n’est pas à Hydra que la compagnie nationale des hydrocarbures peut extraire le pétrole ou du gaz pour les revendre en devises à l’étranger. Mais Toufik Hakkar et ses collaborateurs préfèrent choyer leurs secrétaires et sacrifier les ouvriers, les vrais travailleurs, des sites pétroliers.Soulignons enfin que le forage des puits de pétrole au sud du pays est assuré par deux filiales de Sonatrach : l’ENTP et l’ENAFOR. La première filiale gère un parc de 67 machines de forage et la deuxième utilise 52 appareils de forage. C’est dire que cette décision qui touche de plein fouet le processus de forage a un impact énormément préjudiciable sur le plan économique.COVID-19 : inquiétante chute de l’utilisation des tests de dépistage PCR à l’ouest de l’Algérie17-07-2020Comme à l’est et au sud du pays, les wilayas de l’ouest algérien ont connu également une inquiétante chute de l’utilisation des tests de dépistage PCR, les seuls qui peuvent permettre réellement de mesurer l’ampleur de la pandémie du COVID-19 et d’identifier avec exactitude le nombre des personnes contaminées ou atteints par le virus.  Et c’est un rapport scientifique officiel et très approfondi de l’Institut National de la Santé Publique (INSP) obtenu par Algérie Part, qui le confirme.L’INSP est l’un des rares organismes publics en Algérie qui publie des données scientifiques très fiables sur la situation épidémiologique qui prévaut dans notre pays. Et pour cause, l’Institut National de la Santé Publique a pour objet de réaliser des travaux d’étude et de recherche en santé publique permettant de fournir au ministère de la santé les instruments scientifiques et techniques nécessaires au développement des programmes d’action sanitaire et de promotion de la santé publique et à leur coordination intra et intersectoriel.Dans son  bulletin sur la situation sanitaire du pays datant du 29 juin  dernier et entièrement consacré à la situation épidémiologique dans les wilayas de l’ouest du, l’INSP note un recul important de l’utilisation des tests de dépistage PCR dans la lutte contre l’épidémie du COVID-19. Un recul qui s’explique certainement par l’absence et pénurie des kits de dépistage au niveau des hôpitaux de l’ouest algérien.Tout d’abord, il faut savoir que pour les besoins de son étude de terrain, l’INSP a subdivisé  les wilayas de la région Ouest  en trois sous-régions en tenant compte de la répartition géographique : l’Ouest-ouest qui comprend les wilayas de Tlemcen, de Aïn Témouchent et d’Oran, l’Ouest- centre composé des wilayas de Saïda, Sidi Bel Abbès, Mascara, Relizane et de Mostaganem, et l’Ouest- est constitué des wilayas de Tissemsilt et de Tiaret.Au 29 juin, 6 987 cas cumulés (confirmés et probables) ont été notifiés au niveau de la région Ouest ; la part de ceux diagnostiqués par les tests de dépistage PCR+représente seulement 31,7 % ! Cette part était de 53,9 % le 05 mai, soit un recul de 41,2 %. Ce qui prouve que les capacités de dépistage en Algérie n’ont jamais été substantiellement augmentées comme le laissent entendre les autorités sanitaires alors que le nombre des cas contaminés et hospitalisés est en augmentation incessante.Le rapport de l’INSP note, par ailleurs, qu’aux mêmes dates, on note que la proportion des cas diagnostiqués par PCR a également diminué pour les trois sous-régions avec desaccroissements négatifs pour :· l’Ouest-ouest (-20,3 %),· l’Ouest-centre (-59,6 %),· l’Ouest-est (-51,6 %).Une énorme chute qui en dit long sur le décalage qu’il y a entre la progression de la pandémie en Algérie et l’amélioration des capacités de dépistage du pays. Un décalage dangereux qui compromet sérieusement la santé publique. Il faut savoir en dernier que depuis le début de la pandémie au mois de février dernier, dans le monde entier le dépistage de la maladie COVID-19 repose sur la réalisation de tests virologiques RT-PCR (permettant de savoir si on souffre de l’infection à un instant T).Le test RT-PCR est une technique non invasive qui permet de réaliser une PCR (réaction en chaîne par polymérase) à partir d’un échantillon d’ARN.  “Il nécessite un prélèvement naso-pharyngé par écouvillonage : des cellules nasales profondes sont prélevées à l’aide d’un écouvillon (une sorte de long coton-tige) que l’on insère dans les narines, jusqu’à 15 cm environ”, explique à ce propos le Dr François Blanchecotte, président du Syndicat français des biologistes.L’opération ne prend que quelques secondes et peut être plus ou moins douloureuse. Il s’agit ensuite de détecter un brin d’ARN appartenant au coronavirus SARS-CoV-2, puis de transformer en un brin d’ADN que l’on pourra ensuite analyser.  Seuls deux types de professionnels de santé sont habilités à faire ce prélèvement : les infirmiers et les biologistes – qu’ils soient pharmaciens ou médecins. Depuis le début de la pandémie dans le monde, les médecins et les épidémiologistes n’ont jamais cessé d’expliquer que seul le test PCR permet de détecter la présence du virus au moment où le patient effectue le test. Les tests PCR sont les seuls qui sont considérés comme fiables scientifiquement. Malheureusement, jusqu’à maintenant, l’Algérie n’a absolument rien fait de concret pour développer concrètement ces capacités de dépistage pour répondre aux besoins sanitaires du pays. C’est ce qui explique certainement la détérioration actuelle et dangereuse de la situation sanitaire du pays.Malaise et colère à Sonatrach et Sonelgaz : les primes des travailleurs en danger17-07-2020Pour résister aux conséquences financières désastreuses de la crise du COVID-19, Sonatrach et Sonelgaz, les deux grosses sociétés publiques algériennes, n’ont pas trouvé mieux que de remettre en cause les montants de plusieurs primes qui doivent être versées à leurs travailleurs.  Les directions générales de Sonelgaz et de Sonatrach sont en train de négocier avec leurs sections syndicales UGTA des réductions drastiques et importantes de ces primes. Ce qui a suscité une intense colère des travailleurs qui menacent, désormais, de recourir à la grève pour défendre leurs droits sociaux. La situation est très tendue et elle risque de devenir explosive dans les jours à venir. A Sonatrach, les travailleurs sont unanimes à refuser une éventuelle ponction sur la prime d’intéressement que compte signer le syndicat national. “Nous ne voulons pas être toujours les dindons de la farce”, confient plusieurs travailleurs de Sonatrach contactés par Algérie Part.“Nous n’avons mandaté personne pour parler en notre nom, y compris le syndicat national . Nous souffrons le martyr depuis plus de 4 mois avec des séjours qui dépassent les 2 mois et une réduction drastique du personnel depuis le début de la pandémie”, explique un pétrolier qui travaille au niveau du site de Hassi Mesaoud.  “Chaque travailleur donne plus qu’il n’en faut comme effort personnel. La prime d’intéressement ne peut faire l’objet d’aucune concession. Le syndicat est tenu pour responsable dans le cas d’une éventuelle prise de décision unilatérale. Nous espérons que le syndicat ne commettra pas l’irréparable”, explique un autre travailleur qui cumule plusieurs années de travail à Sonatrach.Selon nos sources, la prime d’intéressement devait être fixée à au moins 100 mille pour chaque travailleur. Mais la direction générale de Sonatrach veut la réduire pour faire des économies en cette crise financière. Des économies sur le dos des travailleurs. Une situation qui est vécue comme une véritable injustice. Il faut savoir que la prime d’intéressement consiste à verser aux salariés une prime proportionnelle aux résultats ou aux performances de leur entreprise. Ce dispositif vise à encourager les salariés à s’impliquer dans la réalisation des objectifs de l’entreprise. Elle concerne l’exercice 2019, c’est-à-dire une période qui n’a strictement aucun lien avec la pandémie du COVID-19. C’est pour cette raison que les travailleurs de Sonatrach refusent de céder sur ce point d’autant plus qu’ils font beaucoup d’efforts pour maintenir la production et activités de leur entreprise.Depuis le début de la pandémie, nous sommes en train de faire des prestations durant 8 semaines au lieu de 4 semaines dans les sites de production au sud du pays. Nous avons ensuite un congé de 4 semaines au lieu de l’ancien système 4×4. Nous n’avons ni prime de l’Aid ni aucune prime d’encouragement. Nous avons maintenu coûte que coûte la production malgré les risques sanitaires. A cause de ces risques, nous devons observer une période de confinement au niveau des bases de vie avant de rejoindre nos postes de travail. L’épuisement, l’isolement dans des conditions difficiles, c’est une véritable torture morale”, témoigne un pétrolier de Hassi Messaoud pour expliquer tous les sacrifices que doivent faire les travailleurs de Sonatrach dans ce contexte sanitaire très compliqué et dangereux.A Sonelgaz, c’est le même sentiment de colère qui anime les travailleurs. La direction générale de Sonelgaz a fait savoir hier jeudi unilatéralement au ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, que les travailleurs ont accepté de renoncer à leur prime d’encouragement. Or, ces travailleurs n’ont jamais été consultés et le syndicat UGTA de l’entreprise est très décrié et peu représentatif pour ne pas dire illégitime.Les travailleurs de Sonelgaz refusent d’être mis devant le fait accompli et menacent eux-aussi de faire grève pour protéger leurs droits sociaux. Il faut savoir que la prime d’encouragement est égale aux bénéficies de l’exerce précédente. A Sonelgaz, elle est calculée généralement selon un barème comprenant l’équivalent de 4 mois de salaires. Elle est normalement payée le mois de juin de chaque année. Elle concerne tout naturellement l’exercice financier de l’année précédente. Comme à Sonatrach, la prime d’encouragement ne concerne pas l’exercice 2020, mais bel et bien celui de 2019, à savoir bien avant le début de la pandémie du COVID-19.Or, face à la crise financière provoquée par la pandémie et les pertes énormes encaissées par Sonelgaz, plus de 500 millions de dollars de factures d’électricité impayées depuis le début de la pandémie, la direction générale de Sonelgaz n’a pas trouvé que de signer un pacte avec les représentants de l’UGTA pour offrir aux travailleurs une prime d’encouragement drastiquement réduite à 1.8 du salaire mensuel des travailleurs du groupe.Au lieu de toucher des primes variant entre 15 et 20 millions de centimes, les travailleurs de Sonelgaz toucheront au final une prime d’encouragement dont le montant va varier entre 4 et 10 millions de centimes. Une réduction brutale qui scandalise les travailleurs de Sonelgaz lesquels ont crié d’ores et déjà à l’injustice.Il faut savoir qu’au mois  de février dernier, les cadres dirigeants de Sonelgaz ont touché leurs primes de performances avec des montants variant de 150 millions jusqu’à 300 millions de centimes. A ce moment-là, la direction générale de Sonelgaz n’a pas jugé utile de faire des économies. Mais lorsqu’il s’agit du pauvre travailleur mobilisé à longueur d’année sur le terrain et affrontant tous les risques du métier, la rigueur doit s’imposer. Ce n’est pas crédible et ces injustices risquent de plonger Sonelgaz, comme Sonatrach, dans l’abime des conflits sociaux.Le déclin du gaz de schiste aux Etats-Unis servira-t-il de leçon à l’Algérie ?17-07-2020Par Hocine-Nasser Bouabsa – Fin juin, Chesapeake Energy, société américaine spécialisée et pionnière de la fracturation hydraulique (fracking), technologie essentielle pour l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste, s’est placée sous la protection du fameux chapitre 11 du droit de faillite américain pour essayer de sauver les meubles, laissant derrière elle une montagne de dettes estimée à 12 milliards de dollars. Ce n’est pas la première faillite, mais c’est la plus importante.Le déclin de l’industrie américaine du gaz de schiste, entamé il y a quelques années, s’est accéléré depuis le début de l’année 2020 et semble maintenant être irréversible, comme le pronostique un article paru dans le New York Times, le 10 juillet dernier. D’après Rystad Energy, une société de conseil norvégienne, presque 250 sociétés américaines, dont les activités sont liées étroitement à l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste, pourraient subir le sort de Chesapeake Energy dans le cours terme. Les analystes de Rystad prévoient une stagnation et même une décroissance de la consommation énergétique mondiale, non seulement en raison des retombées économiques de la pandémie du Covid-19, mais aussi en raison de la baisse des coûts des énergies renouvelables qui faciliteront la transition énergétique et des avancées technologiques dans l’efficience énergétique.Cette stagnation ou décroissance de la demande impacte automatiquement les prix, dont la tendance baissière a atteint aujourd’hui des niveaux qui étaient imaginables il y a dix ans. Il est, d’ailleurs, même arrivé au mois d’avril dernier, faute de capacités de stockage, tellement tous les dépôts sont pleins, que des producteurs payent pour qu’on prenne leur pétrole ou leur gaz. Cette tendance baissière n’a pourtant pas stimulé la demande souhaitée. Au contraire, l’attitude des producteurs qui ont augmenté leur production pour générer les revenus indispensables à leurs budgets a envenimé encore plus la situation. Actuellement, le prix du baril tourne autour de 40 dollars. La grande majorité des experts s’attend à ce que ce niveau de prix perdure encore quelques années.Comme dans toute activité industrielle ou commerciale, le prix/coût de revient ou de production dans le business du gaz de schiste est déterminant pour sa profitabilité. Ce coût varie suivant les formations géologiques des réservoirs entre 30 et 60 dollars. Lorsque le pétrole était au-dessus de 100 dollars, ce business était donc hautement lucratif. C’est, d’ailleurs, pendant la période de ce niveau de prix que le grand rush vers l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste a eu lieu aux Etats-Unis, causant d’énormes dégâts environnementaux, que l’industrie pétrolière et l’administration américaine minimisent volontairement au nom de la politique de l’indépendance énergétique américaine, prônée depuis les années 1980.Au prix de 50 dollars pour un baril, ce business a tendance à ressembler plutôt au jeu de la roulette russe. Mais pour la grande majorité des experts, à 40 dollars le baril, il génère surtout des pertes. C’est ce qui explique le nombre élevé de faillites américaines dans ce secteur. Les conséquences pour l’environnement et les investisseurs sont désastreuses. En effet, le passif cumulé de toutes ces faillites devrait dépasser 170 milliards de dollars. Cet argent que les investisseurs et les banques ne récupèreront jamais, disparaîtra pour toujours, laissant les dégâts environnementaux provoqués par l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste à la charge de la collectivité et du contribuable américains.Apocalypse environnementalePour comprendre l’immensité de la catastrophe environnementale, je citerai volontiers l’exemple de Chesapeake Energy. Cette société à elle seule détient les droits d’exploration et d’exploitation du gaz de schiste sur une surface d’approximativement 60 000 km2, selon le journal allemand éco-financier Handelsblatt. C’est presque l’équivalent de la surface de la moitié du Tell algérien qui serait donc écologiquement sinistrée. Si on considère la somme de tous les acteurs du gaz de schiste, c’est certainement un territoire aussi grand que l’Allemagne qui pourrait être concerné. En dehors de la pollution évidente de la terre et de l’eau, qui est un phénomène local, la faillite des acteurs américains du gaz de schiste engendrera un autre problème environnemental plus grave et dont l’impact est planétaire. Il s’agit des fuites incontrôlées ou contrôlées du méthane.D’après une étude publiée dans la revue Sciences Advances, le volume des fuites de méthane avant la série des faillites est le double de ce que l’industrie du gaz de schiste déclare. Et ceci, malgré les efforts d’entretien que consent cette industrie pour satisfaire les exigences des pouvoirs publics et la société civile. Avec les faillites et la disparition de beaucoup d’entreprises, c’est l’apocalypse environnementale qui est à craindre. En effet, d’après les statistiques des autorités américaines, le nombre de forages effectués par l’industrie du gaz de schiste dépasse trois millions au total. Sachant qu’il y a moins de preneurs pour leur gaz, les producteurs tendent à le cramer ou à le fuiter sur place.Or, il est connu que l’effet de serre du méthane est plus actif que celui du CO2, puisqu’il emmagasine beaucoup plus d’énergie que ce dernier. Sur ce point, les spécialistes estiment que l’impact du méthane sur le réchauffement climatique est 25 fois supérieur à celui du CO2. Un pays comme l’Algérie, dont la désertification menace ses terres fertiles, serait bien conseillé de prendre en considération cet aspect écologique qui s’ajoute au danger très élevé de la contamination des eaux albiennes et des nappes phréatiques.La débâcle américaine servira-t-il de leçon à l’Algérie ?Lors de sa première sortie médiatique, le président Tebboune faisait une déclaration lourde de sens : «Dieu nous a donné cette ressource, pourquoi s’en priver ?». Cette ressource, c’est le gaz de schiste.Pour la très grande majorité des Algériens, le clan de Bouteflika est l’incubateur de l’idée relative à l’exploitation du gaz de schiste et Chakib Khelil est son père spirituel. Déjà, en 2012, il voulait embarquer l’Algérie dans cette option hautement dangereuse. Heureusement que l’équipe autour de l’ex-patron du DRS, le général Toufik, l’en a dissuadé.Certes l’Algérie a besoin de ressources pour nourrir son peuple et se développer, mais l’option du gaz de schiste n’est pas la solution. Nous avons d’autres choix. J’y reviendrai dans une prochaine contribution.Prison d’El Harrach : L’ancien ministre Moussa Benhamadi décède du coronavirus17-07-2020L’ancien ministre des télécommunications, Moussa Benhamadi est décédé suite à sa contamination par le coronavirus, indiquent vendredi soir plusieurs sources concordantes dont l’avocate Nabila Slimi Benhamdine (avocate du général à la retraite Ali Ghediri).Pour rappel, Moussa Benhamadi est en détention provisoire à la prison d’El Harrach (Alger) depuis septembre 2019. L’ancien ministre est poursuivi dans une affaire de corruption liée au groupe Condor Electronics.Ses trois frères dont Abderrahmane Benhamadi (PDG du groupe Condor) sont également placés en détention provisoire à la prison d’El Harrach.A noter que ces derniers jours, Me Nabila Slimi Benhamdine s’est rendu plusieurs fois à la prison d’El Harrach pour rendre visite à son mandant Ali Ghediri. Mercredi elle a annoncé que ce dernier a été contaminé par le coronavirus.